"Protéger chacun et chaque territoire" : Jérôme Durain fixe le cap de la Région

Jérôme Durain revient sur les premiers mois de sa présidence de la Région Bourgogne-Franche-Comté et fixe son cap autour d'un triptyque souveraineté-sécurités-solidarités.

Quelles ont été vos priorités depuis le début de votre présidence ?

J’ai voulu une collectivité utile, proche du terrain et dans la continuité des politiques publiques menées par Marie-Guite. Mais j’ai souhaité mettre l’accent sur la protection de nos concitoyens, que ce soit de leur pouvoir d’achat, de leur parcours de vie et de leur emploi, de leur santé. Protéger chacun et chaque territoire demeure notre ligne de conduite qui s’incarne dans un triptyque : souveraineté - sécurités - solidarités.

Comment cela se traduit dans le quotidien des gens ?

De manière très concrète. Par exemple, la gratuité des transports scolaires que la Bourgogne-Franche-Comté est la seule région à mettre en place, représente 100 millions d’euros non déboursés par les familles.

Je pense aussi à la prise en charge des repas à la cantine où les familles ne contribuent généralement qu’au tiers du coût du repas, le reste étant pris en charge par la Région. Un repas coûte 10 €, les familles ne payent que 3,69 €. C’est donc 6,30 économisés par les familles pour chaque repas, soit au total 60 millions d’euros qui vont directement aux familles, puisque nous délivrons plus de 10 millions de repas par an.

Les fiertés ont aussi été un axe fort de votre discours.

Oui en effet, c’est un sujet qui me tient à coeur. J’ai la conviction que personne ne nous défendra si nous ne le faisons pas nous-mêmes ! Nous avons dans notre région de formidables atouts, des savoir-faire, des talents, des pépites industrielles, je veux valoriser tout cela et de rappeler à chacun que non, tout ne va pas si mal.

Quels sont, selon vous, les grands défis qui attendent notre région dans les prochaines années ?

Nous devons relever plusieurs défis majeurs : l'adaptation au changement climatique, le maintien de services publics de proximité de qualité, le renforcement de notre attractivité économique, le développement des mobilités et, bien sûr, la cohésion entre tous nos territoires.

Nous devons également anticiper un défi souvent moins visible mais tout aussi déterminant, celui de l'évolution démographique. Le vieillissement de la population, les nouveaux équilibres territoriaux et les besoins qu'ils génèrent vont profondément redessiner l'action publique dans les années à venir. Notre devoir est d'anticiper dès aujourd’hui ces transformations.

"Notre responsabilité est aussi de préparer l'avenir sans renoncer à nos ambitions"

Par ailleurs, dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, les tensions économiques et des contraintes financières croissantes, notre responsabilité est aussi de préparer l'avenir sans renoncer à nos ambitions.

À ces enjeux s'ajoute la révolution induite par l'intelligence artificielle. Elle transforme déjà nos modes de vie, notre économie, nos métiers et l'action publique elle-même. Nous devons prendre toute notre place dans cette mutation et avoir une vraie réflexion dessus.

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