"L'interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes ne constitue pas à elle seule une politique éducative"

Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, revient sur les annonces de la Commission européenne concernant l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux.
Ce mercredi 16 septembre, devant le Parlement européen, Ursula von der Leyen a annoncé un nouveau texte, le Kids Act, restreignant l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs.
Concrètement, il visera à interdire les réseaux sociaux aux moins de 13 ans et à limiter les fonctions pour les comptes créés par les moins de 15 ans.
Je partage bien évidemment la volonté de protéger les plus jeunes des réseaux sociaux et de leurs nombreux effets nocifs. Risques d’addiction, d’exposition aux prédateurs ou à des contenus violents, ou encore de harcèlement pour n'en citer que quelques-uns. Mais j'alerte toutefois à ne pas se focaliser uniquement sur l'interdiction car elle ne peut constituer, à elle seule, une politique éducative.
"Notre responsabilité est de donner aux jeunes les clés pour comprendre, choisir et exercer leur liberté dans le monde numérique."
J’appelle le Gouvernement à travailler sur la constitution d’un véritable parcours d’éducation au numérique et aux médias, de l’école au lycée, adapté à chaque âge.
Il faut apprendre aux jeunes à comprendre les mécanismes qui les entourent : comment fonctionnent les algorithmes, comment sont captées leurs données, comment se construit l’information, comment distinguer une source fiable d’une manipulation, mais aussi comment maîtriser son temps d’écran et protéger sa vie privée ?
Notre responsabilité n’est pas seulement de mettre des barrières. Elle est de donner aux jeunes les clés pour comprendre, choisir et exercer leur liberté dans le monde numérique.
Publication Facebook de Jérôme Durain.
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