Cantines de Chalon : 9,8 % de bio, loin des 20 % exigés par la loi Egalim
Au lendemain de l'entrée en campagne présidentielle de Gilles Platret, Clément Mugnier, secrétaire général de la fédération, interpelle le maire de Chalon-sur-Saône sur un engagement qu'il peut tenir dès maintenant : le bio dans les cantines de sa ville.
Jeudi 8 octobre, au Colisée, à Chalon-sur-Saône, Gilles Platret s'est déclaré candidat à l'élection présidentielle, en promettant notamment de défendre l'agriculture française. Pour Clément Mugnier, il existe un endroit où le maire de Chalon peut agir dès demain, sans attendre l'Élysée : les cantines de sa ville, dont il est responsable.
Ce que dit la loi
Depuis le 1er janvier 2022, la loi Egalim impose à toute la restauration collective publique au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de produits bio. C'est la loi votée pour soutenir nos agriculteurs.
Ce que montrent les chiffres de la Ville
Le rapport d'audit de la Ville sur l'exercice 2024 raconte une autre histoire. Le bio pèse 9,8 % des achats alimentaires, deux fois moins que l'obligation. Le tableau officiel affiche un « taux Egalim » de 55,7 %, mais il additionne 20,5 % de produits locaux sans aucun signe de qualité, que la loi exclut explicitement du calcul. Une fois ces produits retirés, on tombe à 35 %. En 2023, c'était 31 %.
« Soyons clairs, les achats locaux sont une bonne chose, et les laiteries et fromageries de chez nous méritent ces débouchés. Mais on ne peut pas habiller un tableau pour se donner une conformité qu'on n'a pas »
, souligne Clément Mugnier.
« Il lui suffit d'appliquer la loi »
Gilles Platret part maintenant en tour de France, avec une première étape en Bretagne. Avant d'aller expliquer aux Bretons comment on défend l'agriculture, il pourrait faire un saut à la cuisine centrale de sa propre ville. C'est moins loin, la loi y est la même, et on y attend toujours les 20 % de bio.
Il lui manque 500 parrainages. Et 10 points de bio. Pour les parrainages, je ne peux rien pour lui. Pour le bio, il n'a besoin de personne. Il est maire, il lui suffit d'appliquer la loi. Promettre aux autres ce qu'on ne fait pas chez soi… Molière avait un nom pour ça.
Par Clément Mugnier
Partager : Partager sur Facebook (nouvel onglet) Partager sur WhatsApp (nouvel onglet) Partager par E-mail



