« Lycéens mobilisés, lycéens sanctionnés ? Nous le refusons. »

→ Lycéens, parents, enseignants, élus, citoyens, signez et partagez.
La jeunesse doit pouvoir faire entendre sa voix sans craindre que son engagement citoyen ne se retourne contre elle.
Lorsque des lycéennes et des lycéens se mobilisent, leurs inquiétudes méritent d’être entendues. Conditions d’études, moyens de l’Éducation nationale, perspectives d’avenir, toutes ces préoccupations sont légitimes. Elles témoignent d’une jeunesse qui refuse de subir et qui entend prendre sa place dans la vie démocratique.
Aucun élève ne doit voir son avenir scolaire compromis pour avoir participé à une mobilisation.
Pourtant, des signalements syndicaux font état de pratiques préoccupantes dans certains établissements : absences non reconnues, recensement nominatif des élèves mobilisés, voire constitution de dossiers disciplinaires. Si de telles pratiques étaient avérées dans notre académie, elles seraient inacceptables.
Aucun élève ne doit voir son avenir scolaire compromis pour avoir participé à une mobilisation. Ni les bulletins, ni les dossiers d’orientation, ni les procédures d’admission dans l’enseignement supérieur ne peuvent devenir des instruments de rétorsion à l’égard d’un engagement citoyen.
La participation à un mouvement lycéen ne saurait, à elle seule, justifier une sanction.
Il faut impérativement distinguer l’exercice d’une liberté démocratique des éventuels comportements individuels répréhensibles. La participation à un mouvement lycéen ne saurait, à elle seule, justifier une sanction. Au-delà de la transmission des savoirs, l’école de la République doit former des citoyens libres, éclairés et capables de s’engager. Comment prétendre encourager l’esprit critique et l’apprentissage de la démocratie si l’expression des convictions expose à des pénalisations ?
Nous appelons donc la rectrice et le recteur à adresser des consignes explicites à l’ensemble des établissements : aucune mesure administrative ou disciplinaire liée à la seule participation au mouvement lycéen, aucune conséquence défavorable sur les parcours scolaires, aucune pratique de surveillance injustifiée. Le dialogue et le discernement doivent prévaloir sur les intimidations.
Par Béranger Perrier et Clément Mugnier
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